15 mars 2006
IDS
DE
L'IMAGE DE SOI
A
LA CONSCIENCE DE SOI
Outil adressé aux enseignants du second degré
Préambule
PREAMBULE
Il est difficile de remettre en question ses croyances, ses représentations, ses préjugés, ses jugements, ses opinions, son système de valeur. Cela demande d'oser affronter les choses qu'on ne connaît pas. Cela revient à faire face à nos peurs: peur de l'autre, peur de l'amour, peur de la mort ... Nous avons peur de ce que nous ne connaissons pas. Alors la question est, que connaissons-nous réellement?
Cette vaste question est à la base de toute notre problématique humaine: connaître pour maîtriser l'environnement. En fait tout revient à dire qu'à partir du moment où j'ai disséqué et défini, je considère que c'est une connaissance, voire même une conviction (en prenant un raccourci philosophique) je suis rassuré et confiant grâce à cette connaissance; je comprends le monde, mais est-ce que je me comprends?
Nous envisageons cette connaissance comme une création rationnelle qui consiste à édicter des conventions en lesquelles tout le monde adhère consciemment ou non. Cela s'apparente donc à une croyance, puisqu'on prête foi à la connaissance. On l'intègre comme si elle nous appartenait. Et c'est grâce à elle que je suis rassuré et que j'ai l'impression de contrôler l'environnement ou la réalité.
Notre société scientifique s'affaire à décrire, expliquer, disséquer les choses extérieures à elle. C'est une démarche qui est fondée sur le postulat suivant: " Connais le fonctionnement des choses extérieures à toi et tu auras le pouvoir de maîtriser ton environnement." Eh bien, non pour refuser ce postulat mais pour en développer un autre, nous disons : " Si tu veux connaître la réalité connais-toi toi-même. Et cela nécessite de remettre en question les représentations, les croyances et jugements de valeur, les automatismes de pensée, … afin de te tourner vers la seule chose sur laquelle tu peux agir: toi-même. Et ce, afin de laisser aux autres, les élèves, les collègues, les proches, la liberté de changer en regardant ton exemple de tolérance, de compréhension, d'ouverture, de liberté intérieure, d'acceptation des différences, de non-jugement, de sérénité …
Entrons dans le vif du sujet. L'image de soi est une prison si nous n'avons pas conscience qu'elle est un concept, une pensée construite de toute pièce. S'identifier à une pensée et croire que c'est la vérité, nous fige dans une attitude mentale qui rigidifie les relations interpersonnelles, enseignant(e)-élèves, enseignant(e)-enseignant(e). L'enseignement idéale est la libre expression des différences de chacun dans une atmosphère harmonieuse. Ouhahou!!!! Ca c'est une pensée qui est aliénante. Elle vise une chose impossible, me direz-vous. C'est clair. Alors au travail et fustigeons toutes les pensées et représentations qui aliènent notre pratique d'enseignant(e). Aux armes citoyens-enseignant(e)s contre les limites imposées par notre façon de penser. Je ne suis pas ce que je pense. Remettre en question chaque pensée que j'ai des choses n'ai pas chose aisée, mais c'est impératif pour se libérer de l'identification aux représentations que nous avons à foison dans notre besace cérébrale. Les autres ne sont pas ce que nous croyons qu'ils sont. Ils sont, c'est tout. Et nos interprétations sur leur compte sont illusoires et infondées.
Nous allons donc passer d'une attitude mentale tournée vers l'extérieure, vers les autres et ce que nous pensons qu'ils sont ou qu'ils devraient être, à une attitude tournée vers soi, vers son image de soi, ses pensées, ses jugements de valeurs, pour débusquer ce qui est notre vérité sur nous-même…
Nous refusons d'exprimer la plus part du temps ce que nous ressentons. Nous préférons accuser les autres de nos maux. Alors posons-nous les bonnes questions. Qu'est-ce que telle personne provoque en moi? Quelle image me renvoie-t-elle de moi-même? A quelle pensée rigide me renvoie-t-elle? Etc.
En fait les autres sont des miroirs implacables qui nous renvoient les failles de notre image de soi. Et si ce que disent et nous renvoient les autres était vrai?
Les autres ne sont-ils pas notre plus belle occasion de changement?
Situation Référence
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SITUATION REFERENCE : "Etat des lieux / Image de Soi"
Mise en exergue des résistances et blocages relationnels face à un groupe
à cause d'une IDS inadaptée à la situation présente.
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Description
Face au groupe, rester debout, sans bouger.
NB: Notez que l'expérience peut être arrêtée à tout moment par la personne debout devant le groupe!
Une fois l'expérience finie, dire ce qui s'est passé pendant l'interaction.
ATTENTION!!! Le rôle du groupe est juste d'être là. Il n'y a aucune intervention verbale de sa part pendant le déroulement de la S. Réf. Etat des Lieux IDS.
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SITUATION OPERATIVE
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Face au groupe, rester debout, sans bouger. Fermer les yeux par moment, si nécessaire, et observer les sensations, les émotions, les tensions, toutes les pensées qui traversent l'esprit.
Pendant l'expérience, je verbalise ce qui se passe à l'intérieur de moi, sans essayer de me justifier, de m'expliquer, de comprendre — autrement dit sans me défendre pour me protéger de ma vérité intérieure— ; et ce pour dessiner l'état des lieux de mon image de soi.
IMPORTANT!!! Le groupe est là pour vous permettre de vous confronter à vous-même, pour faire émerger vos représentations, vos croyances et vos auto-limitations.
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SITUATION DE REMEDIATION
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En attendant de pouvoir être libéré d'une IDS non-adaptative donc fragile, nous vous proposons de travailler sur un outil qui peut diminuer les phénomènes réactionnels et impulsifs causés par la confrontation d'une IDS fragile au groupe classe ou à des élèves difficiles.
Nous appelons cet outil Conscience Multiple Simultanée ou CMS. Cette technique s'appuie sur des focalisations multiples simultanées pour développer la maîtrise de soi, avec un principe fondamental: être concentré à la fois à l'intérieur de soi et à l'extérieur de soi. Il s'agit d'utiliser les différents sens dans le même espace temps pour ne plus être dans une attitude mentale étriquée. Ouvrir son champ d'observation, c'est aussi libérer ses capacités de disponibilité physique et psychique. Du coup, on passe d'une observation analytique et linéaire à une observation globale et analogique de la situation dans laquelle on se trouve sans plus être troublé par l'élève ou la classe.
Description
IMPORTANT!!! Chaque élément s'ajoute au précédent sans le désactiver
Par deux / sans parler / face à face / fixez votre vis-à-vis entre les sourcils / ouvrez la vision périphérique en observant tout ce que vous pouvez voir autour de la personne et au-delà, et ce, sans bouger les yeux dans leur orbite / en même temps pensez à vos pieds en contact avec le sol / sentez la respiration qui descend dans le ventre, dans le bassin et dans les jambes jusqu'aux pieds / le sol, la terre vous porte / vous êtes en totale sécurité / vous êtes à la fois dedans et dehors en toute quiétude / vous voyez à présent l'autre tel qu'il est en l'acceptant tel qu'il est / vous êtes présent à vous et à lui …
Situation Détente-Confiance en Aveugle
MISE EN CONFIANCE DU GROUPE DE STAGIAIRE
Je respecte l'autre dans sa différence
Il est important d'instaurer un climat de détente et de confiance. La sincérité vis-à-vis de soi-même sous le regard des gens qu'on ne connaît pas est très difficile, surtout si on dépense son énergie à se protéger en se figeant dans une image de soi armure.
Avant d'entamer l'investigation des pensées et des histoires qu'on se raconte au sujet des autres et de ce que l'on vit, nous allons mettre en place une Situation Détente-Confiance en Aveugle (SDCA) tout en travaillant sur la perception interne de soi, de son état d'être dans l'ici et maintenant. Cela revient à se détacher d'une image de soi rigide et protectrice.
Déroulement de la Situation Détente-Confiance en Aveugle
Tout le monde debout en cercle face antérieure du corps vers le centre/ on attribue un chiffre à chacun / fermez les yeux tout le temps de la situation DCA / effectuez des respirations abdominales basses / faites un scanner du corps en partant de la tête jusqu'aux pieds pour évaluer le stress et localiser les tensions / faites descendre à chaque expiration (en visualisant forme, couleur, matière, sensation qui aident à la descente du stress) la nervosité et les tensions, dans le plancher pelvien, dans les cuisses , dans les genoux, dans les tibias, dans les chevilles, dans les pieds jusque dans le sol comme si ce dernier aspirait et nettoyait le corps … / inspirez par le nez et en partant du bas du ventre le plus lentement possible en se concentrant sur les sensations que crée l'air qui entre en soi tel un nectar de vie / expirez comme si vous aviez devant vous une flamme de bougie que vous ne voulez pas déranger ou faire vaciller / répétez la respiration d'ancrage 21 X / sur les trois dernières respirations descendez au sol pour vous asseoir / selon le nombre pair ou impair que l'on m'a attribué je glisse sur la gauche pour les impairs et sur la droite pour les pairs en cherchant à coller mon épaule au voisin et ce toujours le yeux fermés / pair tourne la tête vers l'oreille confidente de son voisin et lui chuchote son prénom sans faire vibrer les cordes vocales / impair fait pareil quand pair lui a chuchoté son prénom / pair entame une exploration tactile du visage, des épaules, des bras et des mains/ impair fait de même / observez tout ce qui se passe dans sa tête pendant cette rencontre tactile, sonore et olfactive / changez de partenaire / pair glisse à gauche et impair à droite / même chose que précédemment / etc …….
NB: Avant de commencer demander aux stagiaires de bien regarder leur place, l'organisation du cercle et avec les yeux fermés visualiser l'ensemble...
IMAGE DE SOI
IMAGE DE SOI
Comment se libérer du regard des autres?
L'IDS est une construction mentale qui s'est élaborée depuis la prime enfance. C'est une image composite que l'on a de nous-même et qui influence nos comportements. C’est ce que l’on veut montrer aux autres, ce qu’on pense qu’ils veulent voir (ou ne pas voir).
Cette représentation composite construite de toute pièce est l'outil qui est privilégié par le mental pour contrôler son environnement. C'est bien pour ça qu'il l'a construite. Je donne à voir aux autres une image de moi-même qui les satisfassent pour qu'ils croient en cette image et que je puisse me reposer dessus. Cela part d'une croyance: il suffit de contrôler son image pour maîtriser l'environnement et être en sécurité. C'est bien là que le bas blesse. Croire que l'on peut en tant qu'enseignant contrôler l'impact de l'image de soi sur les élèves pour les maintenir en respect, c'est croire par là même que l'on peut maîtriser le regard des autres ainsi que leurs pensées, autrement dit, que l'on peut contrôler le monde extérieur — la Réalité. La seule chose que l'on peut contrôler c'est soi-même, et essentiellement, l'attitude mentale que l'on a vis-à-vis de soi-même et de l'environnement.
Première situation
- Par deux / se mettre face à face / ne pas parler / la personne A laisse venir les pensées et les jugements par rapport à la personne B qui soigne son attitude et l'image de soi / A note sur sa feuille les pensées, les impressions et les jugements qui sont venus / B note sur sa feuille l'image de soi qu'elle a voulu donner è inverser les rôles
- Changer de partenaire. Et ce pour voir les différences selon la personne qui est en face de nous.
- face à face: une personne face groupe (tout le monde passe)
Bilan et verbalisation: Est-ce que l'IDS provoque l'impression ou l'impact désiré? Est-ce que l'IDS peut contrôler les pensées des autres? Est-ce que l'IDS est contrôlable finalement?
La seule chose qui peut être contrôlée c'est le mental, en ce sens qu'il n'apporte aucune aide à la gestion de la réalité. Si mon mental s'en va dans les méandres de l'image de soi et de sa fonction de protection et de pseudo-contrôle, je ne suis plus dans le présent de la relation à moi-même et à l'autre. Du coup je construis inévitablement des scénarios, je me raconte des histoires sur ce qui se passe. Je ne vois pas qui je suis ni qui est l'autre. Je suis dans la confusion.
Deuxième situation
- seul / prendre une feuille de papier / s'imaginer devant la classe qu'on estime très difficile / noter ce qui énerve: cette classe m'énerve, m'irrite, m'insupporte parce que …
- seul / prendre une feuille / choisir l'élève qui énerve le plus / noter ce qui énerve / cet élève m'insupporte parce que…
- ensuite, se demander en fermant les yeux: 1) Est-ce que c'est vrai? Est-ce que je peux en apporter la preuve? 2) Est-ce que ce que je dis est absolument vrai? / écrire les réponses sur papier
Bilan et verbalisation: voir les difficultés, les résistances ou non à répondre aux questions
Troisième situation
Distribuer les feuilles
- Juger mon prochain
- Investigation & Retournement
1) choisir une personne qui nous énerve, qui nous irrite le plus parmi les personnes présentes et la passer au crible des questions de la feuille Juger son prochain (être le plus mesquin possible)
2) passer à la deuxième feuille: cette étape demande concentration et calme pour se mettre à l'écoute de la sincérité intérieure
Bilan et verbalisation: quelles sont les difficultés rencontrées? Est-ce que je parviens à effectuer le retournement? Est-ce que ça a du sens pour moi? Est-ce que je sens que ça agit à l'intérieur de moi? …
L'intérêt de la verbalisation d'exprimer ce qu'on ressent sans chercher à se justifier, à se défendre, à se protéger, …, mais simplement dire ce qui se passe à l'intérieur de soi. Oser exprimer ses limites et ses peurs permet de prendre conscience que tout ce qu'on se raconte (le p'tit vélo dans la tête qui se met en route) sert à éviter le véritable problème. Ce ne sont pas les choses extérieures ni les autres qui nous font subir les choses mais bien nous-même à cause de notre attitude mentale inadéquate et inopérante face aux autres et à l'environnement.
Quoi qu'il en soit, le mental résistera à l'investigation parce qu'on touche à son pouvoir, au pouvoir de l'ego et de l'orgueil. Il est convaincu d'avoir raison. Et pour cause, c'est sa fonction première. Mais il y a deux raisons. Une extérieure qui veut prouver qu'elle a raison pour se prouver qu'elle contrôle la situation: elle mène inévitablement à la confusion, à la divagation et à la fatigue. L'autre intérieure est celle qui mène à la lucidité. On peut l'interroger directement en fermant les yeux et en laissant la réponse venir. EST-CE VRAI ce que je me raconte ?????? ………
Quatrième situation
- par deux / se mettre face à face / à différentes distances / et effectuer l'investigation avec les 4 questions en direct par rapport aux pensées qui viennent
- face au groupe / se mettre dans la peau du prof / et effectuer l'investigation avec les 4 questions en direct par rapport aux pensées qui viennent / puis le retournement
- en tant qu'élève faire la même chose, investiguer ses jugements et ses pensées en direct: est-ce vrai ce que ma pensée me raconte? Est-ce absolument vrai? …
Bilan et verbalisation: Quelles sont les difficultés d'une telle démarche? Qu'est-ce qui se passe en moi? Qu'est-ce que je ressens? …
CONCLUSION
Tout le travail de ses deux jours a consisté à se libérer du regard des autres et de l'éternelle question inhérente à l'IDS, mais qu'est-ce que les autres pensent de moi ? Quelle image ont-ils de moi ? qui m'empêche au final d'être présent à moi et aux autres; car je suis continuellement parti dans la construction de scénarios sur ce qui devrait être, sur ce que j'aimerais faire et être, sur ce que j'imagine que pensent les autres de moi, sur les causes extérieures de mon état de tension et de stress (on accuse souvent les autres d'ailleurs), sur tout un tas d'autres choses encore qui ne font que noyer le poisson, ou devrais-je dire nous noyer dans la confusion la plus totale. Le travail initié ici, peut vous apporter une liberté que vous n'imaginiez pas. Mais seule la persévérance dans cette nouvelle attitude mentale donnera à votre pratique professionnelle et à votre vie personnelle de nouvelles perspectives à la fois lucides et débarrassées des souffrances que l'on croyait causées par les autres alors qu'elles étaient le fruit de nos propres pensées; car je vous dis haut et fort personne, n'a le pouvoir de vous faire souffrir dans votre enseignement. On enseigne pas en saignant mais en s'aimant et en aimant ce que sont les élèves, tels qu'ils sont et non tels qu'on aimerait qu'ils soient. Merci de votre écoute et bonne route!
En complément...
EN COMPLEMENT …
En complément du travail d'investigation de vos scénarios, six attitudes indiquent clairement que l'élève est respecté de façon intégrale. Elles sont les suivantes:
- Tu gardes toujours ta qualité d'être humain. Tu es assuré que je m'adresse à toi avec respect et dignité. Ce qui est important dans la classe, c'est toi. Je suis là pour toi.
- Tu ne seras jamais réduit ou associé uniquement à un comportement déviant. Tu es infiniment plus que tes gestes, tes paroles et tes résultats scolaires. Je ne suis pas d'accord avec ce que tu as fait, mais ça n'enlève rien à l'estime que je te porte.
- Tu auras toujours ta lace dans ma classe. Personne ne sera exclu si ce n'est par choix. C'est par ton comportement que tu décides si tu demeures ou non en classe.
- Tu vaux la peine d'être connu. Tu as de la valeur, ta valeur propre. Tu réussis sûrement des activités à l'école et. ..en dehors de l'école.
- Tu gardes toujours ton libre arbitre. Si tes comportements ne sont pas toujours responsables, tes motivations sont bonnes (besoin d'amour, de liberté, de pouvoir et de plaisir). Je ne te juge pas, ni te critique.
- Je crois en ton succès. Il y a toujours pour toi une chance de réussite et je suis là pour t'aider à atteindre le succès. Tant que cela est possible, aucun échec n'est définitif. Tu as la possibilité de t'améliorer si tu le désires.
Évidemment, ces énoncés doivent être appuyés:
- par des paroles,
- des gestes
- et des attitudes conséquentes tout au long de l'année.
CREDIBILITE
Si je veux perdre ma crédibilité en classe …
… dans ma relation avec mes élèves
Ridiculiser un élève ou s'en servir comme souffre-douleur.
Accepter de se faire adresser la parole de façon grossière ou injurieuse.
Ne pas être capable de reconnaître ses erreurs en classe.
Utiliser un sobriquet ou un terme méprisant pour interpeller un élève
Manifester des préférences pour certains élèves.
Expulser un élève de la classe sans lui dire pourquoi.
… dans la gestion de l'enseignement
Ne pas bien planifier mes activités d'apprentissage.
Formuler des exigences (travail, signature, etc…) et ne plus s'en souvenir.
Faire des promesses de projets, d'activités dans la classe et ne pas les réaliser.
Inviter ses élèves à chercher dans le dictionnaire ou lire le journal, alors qu'on ne le fait jamais devant eux.
Être impatient envers les élèves qui éprouvent des difficultés.
… dans le cadre de l'évaluation
Se servir de l'évaluation comme moyen de discipline.
Donner un examen et n'en corriger que quelques questions.
Tarder régulièrement à remettre les résultats des examens et des travaux.
Pénaliser les fautes de français et en faire soi-même.
Évaluer des notions non enseignées
… dans la gestion de ma classe
Gérer la discipline de sa classe uniquement à partir des règlements de l'école.
Expédier tous ses problèmes de discipline à la direction de l'école.
Tolérer les attroupements où que ce soit dans la classe.
Essayer de faire taire les élèves en parlant plus fort qu'eux.
Annoncer une sanction et la négocier ensuite à la baisse.
Arriver fréquemment en retard.
Donner régulièrement du temps libre pendant ses cours
… dans l'application des règles de vie
Ne pas être capable, comme adulte, de respecter les règlements de l'école.
Poser soi-même devant les élèves, des gestes qu'on leur défend de poser.
Gérer des règles de vie sans avoir de conséquences.
Parler négativement de la direction de l'école ou d'autres enseignants devant ses élèves.
Répéter souvent : "La prochaine fois…".
Punir toute la classe à cause d'un élève ou deux.
juger son prochain
"JUGER SON PROCHAIN"
Feuille de travail
Jugez • Ecrivez -le • Posez quatre questions • retournez-le
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Remplissez les blancs. Ecrivez à propos de quelqu'un que vous n'avez pas encore pardonné à cent pour cent. (N'écrivez pas à propos de vous-même.) Utilisez des phrases simples et courtes. Ne vous censurez pas—permettez-vous d'être critique et mesquin. Prenez cette opportunité d'exprimer vos jugements sur papier. Vous n'avez pas à montrer cette feuille à qui que ce soit.
1.Qui ou qu'est-ce que vous n'aimez pas, vous irrite ou vous déçoit et pourquoi?
Qu'y a-t-il à propos de ces personnes que vous n'aimer pas?
[Par exemple: Je suis fâché (ou irrité, ou déçu par) (nom) parce que...]
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2. Comment voulez-vous qu'il/elle change? Que voulez-vous qu'il/elle fasse?
Je veux que (nom)_________________________________________________________________________________________
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3. Que devrait-il/elle faire, penser ou ressentir? Quel conseil pourriez-vous lui donner?
(nom)_________________________ devrait/ne devrait pas ________________________________________________________
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4. Qu'attendez-vous de lui/d'elle? Que devrait-il faire pour que vous soyez heureux?
J'ai besoin que(nom) _______________________________________________________________________________________ ________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________________
5. Que pensez-vous de cette personne? Faites une liste.
(nom)___________________________ est _____________________________________________________________________
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6. Qu'est-ce que vous ne voulez plus jamais expérimentez avec cette personne?
Je ne veux plus jamais______________________________________________________________________________________
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Instruction pour le travail
Voulez-vous vraiment connaître la vérité? Investiguez chacune de vos phrases en utilisant le quatre questions et le retournement ci-dessous. Ce travail est une méditation. Il y est question de conscience, non de vouloir changer votre esprit. Laissez le mental poser les questions, puis contemplez. Prenez votre temps, allez à l'intérieur, et attendez que les réponse émergent du plus profond de vous.
Les Quatre Questions
1. Est-ce que c'est vrai?
2. Pouvez vous absolument savoir si c'est vrai ?
3. Comment réagissez-vous quand vous avez cette pensée?
4. Qui seriez-vous sans cette pensée?
Voici un exemple de comment les quatre questions pourraient s'appliquer à la phrase, “Paul devrait me comprendre"
1.Est-ce que c'est vrai? Est-il vrai qu'il devrait vous comprendre? Restez silencieux. Attendez la réponse du coeur.
2. Pouvez-vous absolument savoir que c'est vrai? Ultimement, pouvez-vous réellement savoir ce qu'il devrait ou
ne devrait pas comprendre? Pouvez-vous savoir ce qu'il est dans son meilleur intérêt de comprendre?
3. Comment réagissez-vous quand vous avez cette pensée? Que ce passe-t-il quand vous pensez “Paul devrait me
comprendre” et qu'il ne vous comprend pas? Expérimentez-vous la colère, le stress, la frustration? Le regardez-
vous de travers? Essayez vous de le changer de quelque façon ? Comment vous sentez-vous quand vous réagissez
ainsi? Cette pensée apporte-t-elle le stress ou la paix dans votre vie? Restez silencieux et écoutez.
4. Qui seriez-vous sans la pensée? Fermez les yeux. Visualisez-vous en présence de la personne dont vous désirez
la compréhension. Maintenant imaginez-vous regardant cette personne, juste pour un moment, sans la pensée, “je
veux qu'il me comprenne.” Que voyez-vous? A quoi votre vie ressemblerait-elle sans la pensée?
Le retournement
Ensuite, retournez votre phrase. Les retournements sont des opportunités de considérer le contraire de ce que vous croyiez être vrai. Vous pouvez trouvez plusieurs retournements.
Par exemple, “Paul devrait me comprendre” se retourne en :
• Paul ne devrait pas me comprendre. (N'est-ce pas la réalité parfois?)
• Je devrais me comprendre. (C'est mon travail, pas le sien.)
• Je devrais comprendre Paul. (Puis-je comprendre qu'il ne me comprend pas?)
Laissez-vous expérimenter pleinement les retournements. Pour chacun, demandez-vous, “est-ce aussi vrai ou plus vrai?” Il n'est pas question de vous blâmer ou de vous sentir coupable. Il est question de découvrir les alternatives qui vous apporte la paix.
Le retournement n° 6
Le retournement de la phrase n° 6 est un peu différent. “Je ne veux plus jamais expérimenter une dispute avec Paul” se retourne en: Je veux bien encore expérimenter une dispute avec Paul. Et j'ai hâte d'encore expérimenter une dispute avec Paul.
Le n° 6 consiste à accueillir toutes vos pensées et expériences à bras ouverts. Si vous sentez une quelconque résistance à une pensée, votre Travail n'est pas terminé. Quand vous pouvez honnêtement envisager de vivre les expériences qui ont été inconfortables, il n'y a plus de raison d'accuser qui que ce soit de ce que vous n'avez pas encore réglé ou investigué.
SUPPORT DE TRAVAIL
Supports de travail
- Aimer ce qui est, vers la fin de la souffrance, de Katie Byron.
- Pour approfondir la notion d'image de soi, la gestion de classe, le rapport à la réalité:
http://www.grenoble.iufm.fr/kiosque/COMPRENDREPPT/PBRESSOUX.ppt
http://www.injep.fr/IMG/pdf/imagedesoi2.pdf
http://www.csmb.qc.ca/gesclasse
- Outil pour travailler à proprement parler l'image de soi:
http://www.feldenkreis-au-present.com
- Site personnel où vous trouverez des mises à jours, des documents et autres sujets faisant part de notre état d'avancement concernant le développement de la conscience de soi en tant qu'enseignant, formateur ou personne tout simplement:
http://enseignement.canalblog.com
